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Enquête : photographie de la mobilité sur l’aire gapençaise

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L'Agence a accompagné le SCoT de l’aire gapençaise sur l'Enquête Enquête Déplacements Ville Moyenne. Des clés pour comprendre les habitudes quotidiennes de déplacement des habitants du territoire et les flux qui en découlent et alimenter ainsi le bilan du SCoT et les réflexions sur la mobilité.

ENQUÊTE : PHOTOGRAPHIE DE LA MOBILITÉ SUR L’AIRE GAPENÇAISE

En 2018, le Schéma de cohérence territoriale de l’Aire gapençaise a choisi de mener, sur son périmètre, une Enquête Déplacements Ville Moyenne. Près de 2 000 personnes résidant sur les 81 communes des 4 intercommunalités du périmètre du SCoT ont été interrogées. Cette enquête a pour objectif de comprendre les habitudes quotidiennes de déplacement des habitants du territoire et les flux qui en découlent et ainsi, d’alimenter le bilan du SCoT et les réflexions sur la mobilité dans le territoire.

« L’Agence, avec l’appui technique du Cerema Méditerranée, a accompagné le SCoT de l’Aire gapençaise dans la conception de l’enquête, l’analyse et la synthèse des résultats. L’enquête Déplacements Ville Moyenne (EDVM) menée en 2018 est la première enquête de ce type sur le territoire gapençais : véritable photographie de la mobilité des habitants, elle constitue un outil indispensable pour élaborer et évaluer la politique de mobilité d’un territoire. Répondant à des questions telles que « Comment se déplacent les habitants ? Comment fonctionnent et interagissent les différents territoires ? Comment s’articulent les programmes d’activité selon les caractéristiques socioéconomiques des personnes ? Quel est l’impact de la mobilité quotidienne sur les émissions de polluants ? », cette enquête donne ainsi aux élus des clés et des pistes de réflexion pour mettre en place des actions sur leur territoire. »
Isabelle Reynaud, experte mobilités à l’Agence

 

Ce qu’il faut en retenir

> Les comportements de déplacements des habitants

La mobilité liée au travail représente le quart des déplacements quotidiens des habitants, suivie par les achats qui motivent 20 % des déplacements. Les déplacements vers les établissements d’enseignement représentent moins de 10 % des flux. La voiture est le mode de transport dominant dans l’ensemble du territoire, y compris dans le grand centre de Gap. Elle est utilisée pour 64 % des déplacements, et représente 83 % des kilomètres parcourus. Les habitants ont quasiment tous accès à la voiture dès lors qu’ils ont plus de 18 ans : la possession du permis de conduire se généralise et la motorisation est très développée. La voiture est utilisée en toute circonstance, cela jusqu’à un âge avancé. L’habitude de se déplacer en voiture est prise très tôt, près de la moitié des déplacements des jeunes de moins de 18 ans sont faits en voiture, en tant que passager. La mobilité quotidienne en voiture sur le territoire gapençais se situe dans la fourchette haute des territoires de taille comparable en France. Dans les centralités urbaines où l’aménagement des espaces publics y est favorable, de nombreux déplacements sont également effectués à pied. Cela est particulièrement marqué dans le grand centre de Gap, notamment pour faire des achats dans les petits commerces ou au marché. L’usage des transports en commun est relativement faible. Ils sont principalement utilisés par les jeunes, pour se rendre dans leurs établissements scolaires. 55 % des ménages possèdent des vélos, mais l’usage reste marginal, et quasiment exclusivement masculin.

> Les flux de déplacements sur le territoire et leur impact environnemental

La structure des flux de déplacements met en évidence l’autonomie du territoire dans le fonctionnement quotidien des habitants, avec 93 % des déplacements réalisés en interne au territoire d’étude. À l’intérieur du territoire d’étude, le secteur de Gap grand centre polarise de nombreux flux : trois quarts des déplacements des habitants sont soit internes, soit en échange avec ce secteur. Cette concentration est notamment liée à la concentration des emplois dans ce périmètre.

Les secteurs diffus de Gap et les communes de première couronne fonctionnent en forte interaction avec Gap grand centre, avec plus de la moitié des déplacements en échange avec ce secteur.

À l’inverse, les secteurs du Champsaur-Valgaudemar et du Buech-Dévoluy sont relativement autonomes, avec trois quarts des flux de déplacements effectués en interne au secteur.

La voiture est la principale responsable des émissions de gaz à effet de serre et de polluants locaux liées à la mobilité quotidienne des habitants. Elle représente notamment 93 % des émissions de gaz à effet de serre liées à la mobilité quotidienne. Les flux d’échanges entre la ville de Gap et le territoire du SCoT hors Gap contribuent fortement aux émissions de gaz à effet de serre : s’ils ne représentent que 14 % des flux de déplacements sur le territoire, ils génèrent 45 % des émissions de gaz à effet de serre.

AURG