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Le bien-être dans les politiques publiques | Journée d’étude du 30 juin 2017

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L’Agence d’urbanisme a accueilli le vendredi 30 juin 2017, une rencontre sur le bien-être, organisée avec la Structure Fédérative de Recherche (SFR) Territoires en Réseaux.

De la mesure du bien-être à sa prise en compte dans les politiques publiques

Comment mieux appréhender cette préoccupation montante pour les collectivités ? Suite à la présentation de méthodes participatives et d’initiatives locales, un débat s’est engagé entre des chercheurs/doctorants des universités grenobloises, des techniciens de collectivités et des chargés d’études de l’agence d’urbanisme.

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Benoît Parent, directeur de l’Agence d’urbanisme, a d’abord rappelé l’importance de ce type de rencontres pour l’Agence, nécessaires à l’entretien des liens avec le monde universitaire et les chercheurs, mais aussi avec les différents partenaires des collectivités publiques désireux d’échanger sur les sujets innovants et de développer de nouvelles pratiques.

"Le bien-être est un concept multidimensionnel, en lien direct avec les notions de développement, de qualité de vie…, structurant par rapport aux enjeux d’identité, de mobilité, de choix résidentiels et d’implantation d’entreprises. Comment peut-on apprécier ce concept ? Quelles sont les dimensions ou composantes qui devraient figurer dans une définition ou une mesure du bien-être ? Et comment se saisir des éléments d’informations recueillis ?"
Jean-Christophe Dissart, Directeur de la SFR Territoires en Réseaux

Trois séquences ont rythmé la rencontre :

1. Le processus IBEST de connaissance du bien-être, démarche et grands principes

Intervenantes : Fiona OTTAVIANI (GEM), Anne LE ROY (Laboratoire CREG),
Questionnement : Françoise PICHAVANT (Agence d’urbanisme).
Animation : Anne-Marie MAÜR (Agence d’urbanisme).

"La démarche IBEST se démarque par sa richesse et son originalité, combinant approches qualitatives et quantitatives et s’appuyant sur une démarche participative et des bases théoriques. Elle propose une grille d’analyse en 8 dimensions qui semble très pertinente pour analyser les conditions du bien être des habitants."
Françoise Pichavant, directrice d’études à l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise

2. Co-construction citoyenne du bien-être : effet de mode ou réalité ? (Méthode Spiral et autres méthodes participatives)

Intervenante : Hélène CLOT (Mission stratégie et innovation publique Grenoble-Alpes Métropole),
Questionnement : Frederica GATTA (Laboratoire PACTE)
Animation : Emmanuel BOULANGER (Agence d’urbanisme).

"L’intérêt de ce travail est de partir d’une question très large. C’est fondamental dans la manière de concevoir aujourd’hui la participation. Dans ce type de démarches, on cherche l’expertise citoyenne, non pas une opinion mais un vécu qui ne fait pas partie du savoir technique. À partir de questions larges et sociétales, on peut créer de la connaissance. Ce travail permet de découvrir des choses que l’on ne cherchait pas."
Frederica Gatta, maître de conférence à l’IUG, laboratoire PACTE

3. Des politiques publiques pour le bien être : quels indicateurs pour quelles politiques ?

Intervenant : Emmanuel ROUX (Laboratoire PACTE),
Questionnement : Laurent VAN HERREWEGHE (adjoint au DGS Grenoble-Alpes Métropole)
Animation : Benoît PARENT (Agence d’urbanisme).

"Les indicateurs de bien-être montrent qu’on ne plus aborder les politiques publiques de la même façon, et c’est un vrai challenge. Ces questions sont à aborder dans une optique de transversalité. L’échelle métropolitaine peut être une bonne échelle pour répondre à ces enjeux."
Laurent VAN HERREWEGHE, adjoint au DGS Grenoble-Alpes Métropole

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Pour conclure, Jean-Christophe Dissart, Directeur de la Structure Fédérative de Recherche Territoires en Réseaux, a résumé les termes de la rencontre selon 3 mots-clés :

  • La diversité avec laquelle on peut aborder et traiter la notion de bien-être : des données différentes, collectées par les organismes ou directement sur le terrain ; des méthodes de traitement statistique ou qualitatif ; des échelles géographiques ou temporelles ; mais aussi des modalités de restitution et de valorisation (textes, cartes, graphiques.)
  • Les choix induits par cette diversité : faire le choix de l’échelle géographique, d’une analyse qui se réplique dans le temps, des publics ciblés par rapport à leur perception du bien-être, des moyens de collecte.
  • La dimension éthique : faire des choix nécessite des cadres de référence, avec des modalités, des règles de décision pour réaliser ces choix. Par exemple, souhaite-t-on maximiser le niveau de bien-être pour tout le monde ? Veut-on garantir un certain nombre de droits, et limiter l’action de la puissance publique au respect de ces droits ? Doit-on cibler plus précisément des usagers, résidents, habitants, moins favorisés que la moyenne, dans des politiques d’élévation du niveau de bien-être ? …

Pour aller plus loin sur ces questions, la 7e conférence internationale sur le « Bien vivre et les indicateurs de richesses » aura lieu à Grenoble en mai 2018 :

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