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La colocation s'invite chez les nouveaux "Modes d'habiter"

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Dans le cadre du suivi de son Programme local de l’habitat, (PLH 2017-2022), la métropole grenobloise a commandé à l’Agence une vaste étude sur les nouveaux modes d’habiter, en lien avec les évolutions sociétales.

Unslash @ mimitian

L’influence des évolutions sociétales sur les façons d’habiter

Dans une démarche d’anticipation des nouveaux besoins des habitants, l’Agence a étudié la manière dont les dynamiques sociétales qui structurent notre quotidien conditionnent les modes d’habiter présents et futurs dans la métropole. Cette étude met en synergie une pluralité de thèmes tels que la mobilité, l’habitat, l’évolution de l’emploi, le numérique, les enjeux de la cohésion sociale et l’économie. Elle s’appuie tant sur des sources scientifiques que sur les observatoires du territoire animés par l’Agence. In fine, elle dresse un portrait des enjeux d’avenir en matière de logements et de politiques publiques pour une métropole en adéquation avec les besoins de ses habitants.

Focus sur la colocation

Mêlant plusieurs sujets, démarches et méthodologies, cette étude s’appuie sur l’exploration des nouveaux modes d’habiter pour éclairer une dynamique particulière : la colocation, une forme de plus en plus structurante dans la métropole. Objectif : mieux connaître cette tendance, ses publics, le développement de l’offre et ses impacts sur les marchés…
Une approche théorique a été proposée par l’Agence, mettant en avant des évolutions sociétales telles que les nouvelles formes de travail (nomadisme professionnel, hybridation habitat – travail) et le développement du « co- » (colocation, co-living, co-housing…). Ces évolutions sont encouragées par les politiques publiques, en particulier avec les dispositions de la loi Elan sur le bail mobilité, la colocation dans le parc social et la cohabitation intergénérationnelle solidaire (concrétisées en Isère par l’association Digi et dans la métropole par le bail solidaire Loca++).
Une analyse quantitative est venue compléter cette approche théorique, à partir de données générales issues du recensement de l’Insee et plus localement, d’une agence immobilière grenobloise. À l’échelle nationale, la cohabitation concerne particulièrement les jeunes adultes (étudiants, et surtout actifs). L’accès à l’emploi est un paramètre important dans l’accès au logement des jeunes. Dans la métropole grenobloise, les loyers du parc privé se classent dans la moyenne nationale.
Grenoble est particulièrement attractive pour la colocation mais, une demande existe également dans les autres communes du territoire, en particulier pour de grandes maisons.

L’analyse qualitative a été menée par quatre étudiants du Master Sciences Politiques « Villes, Territoires, Solidarité », encadrés par une équipe de l’Agence.
28 entretiens ont été menés auprès d’acteurs variés : colocataires (étudiants ou non), associations, propriétaires, agences immobilières, élus. Ils ont permis de mettre en avant un parcours-type (d’une colocation à l’autre) et des stratégies variant selon les profils des colocataires.