Grand A est né à l’occasion des 50 ans de l’Agence et de la refonte de son identité visuelle. La référence obsolète à l’Y grenoblois était alors abandonnée au profit d’un A alpin venant élargir les horizons et perspectives de l’outil partenarial, ouvert à de nouvelles  missions et à de nouveaux sujets. Un nouvel ancrage. Une nouvelle ambition.

Bien plus qu’un projet éditorial ou de communication, Grand A se veut un point de ralliement de la recherche et de l’expertise sur les grands sujets de demain, dans notre région grenobloise. À travers une lettre d’information, un webmagazine et une rencontre, tous trois dédiés à un même sujet exploratoire, il offre une scène d’expression et d’échanges au Conseil scientifique interdisciplinaire de l’Agence et aux partenaires pour ouvrir autant que possible, des pistes de progrès ou de renouvellement. C’est l’occasion également d’une mise en valeur de commandes passées aux étudiants.

Grand A : un sujet par an

Grand A, un triptyque consacré à un sujet annuel. Il est composé de :

  • Grand A La lettre, 4 pages qui s'ouvrent sur une carte inédite
  • Grand A Le mag, un webmagazine pour approfondir le thème de façon riche et dynamique
  • Grand A La rencontre, une nouvelle scène de dialogue offerte aux élus et aux acteurs de notre grand territoire, autour des enjeux de transitions et de coopérations.

A pour apprendre, connaître, constater, comprendre, partager.
A pour anticiper, éclairer, décrypter, s’adapter, s’améliorer.
A pour articuler, idées, regards, expertises, solutions, politiques.

#4 Énergét(h)ique

Dans cette édition, c’est l’énergie qui est passée au crible de Grand A, sous l’angle des piliers de la transition que sont les EnR, l’efficacité et la sobriété. Cette dernière en particulier interpelle nos modèles, nos comportements et donc, nos valeurs. En outre, toute démarche de transition énergétique, dont l’urgence est renforcée dans le contexte de crise que nous vivons, implique une solidarité à la fois sociale et territoriale. En quoi le titre du mag s’est imposé : ÉNERGÉT(H)IQUE. Au cœur du dilemme entre développement et environnement, il est devenu évident aujourd’hui que les questions d’énergie ne sauraient être traitées du seul point de vue des sciences dites « dures » et nécessitaient au contraire d’être également passées au crible des sciences sociales.
Dans Le Mag, plus d’une trentaine de contributeurs aident à appréhender et dénouer la complexité du sujet, dressant un panorama aussi complet et actuel que possible de ces questions primordiales, désormais au fondement de l’action des territoires et donc, de celle de l’Agence qui accompagne leurs évolutions depuis plus de cinquante ans. 


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#3 Numérique

En moins d'une génération, d'Internet au Smartphone, des objets connectés à l'intelligence artificielle, le numérique - soutenu par le déploiement du très haut débit - a bouleversé nos territoires et nos usages, modifiant nos rapports aux autres, dessinant une nouvelle vision (de nouvelles visions) du monde, accélérant le cours des transitions dans les domaines de l'énergie, des mobilités, de la citoyenneté. Selon une étude récente du Crédoc, les Français qui voient le numérique comme une menace sont désormais plus nombreux que ceux ou celles qui le voient comme une chance. La promesse de progrès réellement profitables à tous, créateurs de liens plutôt que de nouvelles fractures, est-elle encore crédible ? 

Le conseil scientifique de l'Agence d'urbanisme a souhaité faire du numérique le thème phare de Grand A 2019, à travers des ateliers étudiants, des articles et des reportages auprès des acteurs et sur le terrain. Objectif : s’interroger, partager des constats, se projeter dans l’avenir numérique d’une grande région grenobloise caractérisée par une diversité de territoires et, comme partout, par de fortes inégalités sociales en termes d’accès et de compétences.

Plus de 100 personnes, élus, techniciens, étudiants... étaient réunis à Saint-Quentin-sur-Isère pour une soirée immersive en terre numérique, animée par Natacha Seigneuret, directrice de la SFR Territoires en réseaux.

#2 RISQUES ET RÉSILIENCE

Le thème de l’année 2018, Risques et résilience des territoires, a généré une forte mobilisation universitaire et technique, comme en témoignent la variété et la qualité des contributions au webmagazine. La Rencontre au stade des Alpes le 20 décembre 2018 a rencontré un franc succès en réunissant près de 150 personnes. Introduite avec humour par les étudiants de Master 1 de Sciences Po Grenoble, la soirée, orchestrée par le politologue Alain Faure, a enchaîné les interventions, mêlant les regards d’un historien, d’une sociologue, d’un climatologue, d’un ingénieur, d’urbanistes et d’architectes, entre autres, sans oublier celui des chargés d’étude de l’Agence.

L’exploration se voulait tout à la fois celle des dénis et tabous qui accompagnent souvent la question du risque, puis des expériences conduites dans les territoires pour « vivre avec » et enfin, celle des opportunités et des promesses d’une stratégie de résilience territoriale. Le sujet, fondamental pour une métropole qui concentre les risques, est lancé. Il devrait trouver des prolongements sur d’autres scènes, en particulier dans le cadre du programme de recherche Popsu 3, à travers les actions que s’apprête à mener la Métropole pour développer la culture du risque, ainsi que dans le cadre de la mise en œuvre du PLUi et de son OAP Risques et résilience.

Les 7 enseignements tirés par l'Agence 

#1 Territoire(s)

Bien au-delà des cadres et limites institutionnels, des écosystèmes territoriaux se forment et se transforment, complémentaires, interdépendants, soumis à influences. Comment, dans cette grande complexité, concevoir des politiques publiques plus efficaces, plus coopératives, aux bonnes échelles ? … Ainsi commence le manifeste co-écrit avec les élus de l’Agence lors de son 50e anniversaire. Fondateur de la collection des Grand A, ce premier numéro se consacre à l’exploration du très usité concept de « territoire » qui recouvre pourtant un grand nombre de réalités et de représentations. C’est une aspiration, comme l’indique Benoît Parent, directeur général de l'Agence, en avant-propos, à porter un regard commun sur ce qui, d’une manière ou d’une autre, nous lie dans nos interactions quotidiennes. « Ce territoire qui nous oblige », comme évoqué par Martin Vanier lors de La rencontre de décembre 2017 ou encore, en écho à ses recherches, « Ces réseaux et systèmes qui nous invitent » selon Magali Talandier.