Démographie, habitat, niveau de vie, emploi, santé… l’Agence observe, analyse et décrypte les 11 EPCI de l’aire grenobloise qu’elle propose de comparer à l’Isère, la région Auvergne-Rhône-Alpes et la France. Découvrez la publication, issue d’Observ’agglo.

Observ’agglo : les chiffres-clés de l’aire grenobloise, par intercommunalités

Observ’agglo analyse et cartographie près de 70 indicateurs statistiques des 59 plus grandes intercommunalités françaises. Travail collaboratif, la publication est réalisée avec le concours de plusieurs dizaines d’experts de l’observation issus des agences d’urbanisme et des grandes agglomérations, dont l’Agence et Grenoble-Alpes Métropole étroitement associées.

À partir des résultats de la dernière publication, l’Agence a observé, analysé et décrypté les 11 intercommunalités de l’aire grenobloise : Bièvre Est, Bièvre Isère, Cœur de Chartreuse, Grenoble-Alpes Métropole, Grésivaudan, Massif du Vercors, Matheysine, Oisans, Pays voironnais, Saint-Marcellin Vercors Isère, Trièves. Elle propose une comparaison avec l’Isère, la région Auvergne-Rhône-Alpes et la France. Démographie, habitat, niveau de vie, emploi, santé… chaque EPCI est analysé sur les cinq entrées choisies dans un livret de 24 pages. Des cartographies des intercommunalités ont été réalisées à l’échelle régionale. Un portrait qui décrit la situation avant la crise sanitaire.

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CE QU’IL FAUT RETENIR

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  • L’aire grenobloise connaît une croissance démographique modérée, légèrement supérieure au rythme national mais toutefois moins soutenue que dans l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
  • Les territoires ruraux et périurbains attractifs pour les ménages en âge d’avoir des enfants
  • L’aire grenobloise a un solde naturel supérieur à la moyenne nationale, avec cependant des dynamiques variables sur son territoire : alors que Bièvre Isère et le Trièves ont un solde naturel positif, en plus d’un solde migratoire très fort, la Matheysine et l’Oisans rencontrent des difficultés à maintenir leurs résidents ou capter une nouvelle population.
  • La population âgée est relativement moins présente dans l’aire grenobloise qu’au niveau national ou régional. On observe un vieillissement généralisé de la population, moins élevé dans les agglomérations qui sont attractives pour les jeunes (étudiants).

    0,6 % : Taux d’évolution annuel moyen de la population (0,5 % en France, 0,8 % en Auvergne-Rhône-Alpes)
    828 200 : nombre d’habitants dont 445 500 sur Grenoble-Alpes Métropole (1 251 100 habitants dans l’Isère)


  • L’aire grenobloise a une dynamique de construction et un taux de vacance résidentielle plus faibles que les moyennes régionale et nationale. Mais, entre 2006 et 2016, ce taux de vacance a connu une augmentation presque deux fois plus forte dans l’aire grenobloise que dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et en France.
  • Le marché immobilier reste tendu, avec des prix en hausse dans la majorité des communes.
  • Un ralentissement de la construction de logements s’observe entre 2007 et 2016 à toutes les échelles.
  • Les prix sont plus élevés à proximité de la Métropole et des territoires touristiques.
  • L’Oisans est l’EPCI ayant la part de résidences secondaires la plus élevée (suivi du Massif du Vercors, du Trièves et de la Matheysine).
  • Le parc de logements sociaux est concentré dans les grandes agglomérations.

8 % : part des logements vacants dans l’ensemble du parc de logements
1/3 : pour trois demandes, un seul logement social a été attribué en 2017.
234 000 euros : prix médian des maisons anciennes sur l’aire grenobloise
(312 900 euros pour Grenoble-Alpes Métropole / 128 800 euros en Matheysine)


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  • Les niveaux de vie les plus élevés sont observés dans le Grésivaudan, le Pays voironnais, et le Massif du Vercors.
  • Les inégalités de revenus sont plus marquées dans la Métropole
  • Les grandes agglomérations attirent les jeunes actifs occupés de la région et connaissent un taux de chômage des jeunes plus faible que la médiane régionale, en raison de la forte concentration de l’emploi dans les grandes villes.

3 : nombre d’EPCI de l'aire grenobloise accueillant des quartiers prioritaires
(SMVIC, Pays Voironnais et Grenoble-Alpes Métropole)
1 838 euros : revenu médian par unité de consommation
(2 100 euros dans le Grésivaudan, 1 769 en Auvergne-Rhône-Alpes, 1 692 en France).
11,6 % : taux de chômage (12,2 en Auvergne-Rhône-Alpes et 14,2 en France)


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  • Les emplois de l’aire grenobloise sont majoritairement présentiels, avec une concentration de cadres et d’emplois stratégiques dans la métropole, et des emplois touristiques dans les territoires de montagne.
  • Les Bièvre, Saint-Marcellin Vercors Isère et le Grésivaudan accueillent de nombreuses activités productives, alors que les territoires de montagne comme l’Oisans et le Massif du Vercors ont un système davantage tourné vers les activités présentielles, en lien avec leur attrait touristique.
  • En comparaison des agglomérations lyonnaise, annécienne et genevoise, l’aire grenobloise connait une dynamique modérée de l’emploi. De grandes disparités existent entre des territoires qui enregistrent des gains d’emplois (Cœur de Chartreuse et Bièvre Isère) et d’autres qui à l’inverse subissent de fortes pertes d’emplois (Matheysine).
  • Le bassin d’emploi est équilibré ; il offre autant d’emplois qu’il accueille d’actifs.
  • L’aire grenobloise constitue un vrai bassin économique où les fortes interdépendances entre zones résidentielles et zones d’emplois nécessitent une approche coopérative et globale.

344 030 : nombre d’emplois dont 219 900 dans Grenoble-Alpes Métropole (487 500 en Isère)
63 % : part de l’emploi présentiel dans l’emploi (87 % en Oisans, 64 % en Auvergne-Rhône-Alpes)


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  • Malgré le nombre de médecins très important en Auvergne-Rhône-Alpes, certaines populations doivent parcourir de longues distances pour accéder à un médecin généraliste ou spécialiste. L’offre est inégalement répartie dans la région et ne répond pas toujours aux besoins des habitants.
  • Malgré la présence forte de médecins généralistes dans certains territoires plus ruraux, mais touristiques (Massif du Vercors et Oisans), l’offre globale reste principalement concentrée dans les grandes agglomérations.
  • L’offre hospitalière viendrait accentuer les disparités territoriales en privilégiant les grandes agglomérations aux dépens des territoires ruraux.

97 médecins généralistes et 77 médecins spécialistes pour 100 000 habitants dans l’aire grenobloise
3,9 : consultations en moyenne d’un généraliste par an et par habitant (3,6 en France et en Auvergne-Rhône-Alpes)